Retour vers le cinéma

Je n’ai pas spécialement envie d’écrire sur la pandémie et sur son impact sur le cinéma (pour ne pas dire « pas du tout »), car il me semble que tout le monde en a déjà assez parlé, et cette période m’a laissé plus d’angoisses que ce que j’ai bien voulu avouer initialement. Cependant, il m’est impossible de commencer cet article sans évoquer à quel point retourner au cinéma (quelque chose qui faisait partie intégrante de ma vie avant que les salles ne ferment) m’a fait du bien. Un petit goût de normalité dans une vie qui reprend très doucement, parfois difficilement, ses repères d’avant. Inutile de préciser que pour quelqu’un d’anxieux comme moi, avoir dû perdre des habitudes, pour en prendre de nouvelles, pour ensuite les changer à nouveau, n’a pas été la chose la plus facile à faire… Mais retourner au cinéma, même si cela voulait dire braver la foule (je ne me souvenais pas que le monde était autant peuplé ?!) et m’habituer à nouveau à être en société (oui, on en est là, j’ai l’impression que les différents confinements ont annihilé mes efforts pour ne pas me comporter comme un raton-laveur sauvage lorsque je vois des inconnus), m’a fait un bien incroyable. Voir les affiches aux dimensions démesurées, les sièges avec des taches non identifiés (ça m’avait pas manqué ça), l’odeur des pop-corn juste un peu trop salés (mais si délicieux), voir des bandes-annonces de films d’action construites exactement de la même manière… Vraiment, j’adore le cinéma. D’une part parce que cela permet de voir un film sur un écran immense avec un son assez fort pour nous transporter dans un autre monde, mais également parce que cela nous force à réellement regarder un film, nous empêchant ainsi de prendre notre téléphone pour vérifier une énième fois si quelque chose ne s’est pas passé sur les réseaux sociaux en l’espace de deux minutes. Je sais en tout cas que c’est mon cas, et je ne suis pas du tout de ceux qui critiquent les téléphones portables (je serais très mal placée pour le faire), mais il est indéniable que parfois ça me fait du bien de simplement regarder un film sans rien faire d’autre, me plongeant à nouveau à l’époque des séances ciné du week-end de quand j’étais petite, quand on ritualisait le fait d’aller louer un film au vidéo-club, qu’on faisait des pop-corn, qu’on lançait le film et que pendant 1h30 (la lointaine époque des films courts) on ne pensait à rien d’autre qu’à regarder ce film. Ou bien alors tout ça n’a rien avoir avec les téléphones, et tout avoir avec le fait de grandir et d’être préoccupé par d’autres choses… Ce qui est sûr, c’est qu’aller au cinéma me procure ce même plaisir ancestral de réellement prendre le temps d’apprécier quelque chose, en me faisant réaliser que dans ces moments, je n’ai littéralement rien d’autre à faire à pars regarder le film (et peut-être manger des snacks aussi).

Je suis donc retournée au cinéma pour la première fois depuis plus d’un an (c’était le 13 mars 2020 si j’en crois mon agenda), le 15 juillet 2021 (et j’y suis retournée depuis) pour aller voir « Annette », un film musical avec Adam Driver et Marion Cotillard. Je suis allée avec une très bonne amie (une amie inestimable qui m’a toujours écoutée déblatérer mes états d’âme comme dans cet article) avec qui je partage l’amour du cinéma ainsi que l’adoration des traits charmants et si reconnaissables de Driver. Le film parle d’un couple, de leur succès respectif (dans le stand-up pour un, dans l’opéra pour l’autre), de leur histoire d’amour, ainsi que de la naissance de leur enfant, Annette.
Je sais que les critiques ont adoré ce film, le qualifiant de chef-d’oeuvre et qu’il a même reçu le prix de la meilleure mise en scène à Cannes (où il a été le film d’ouverture), mais je dois bien avouer que j’étais un peu perplexe lorsque le générique de fin a commencé. Réalisé par Leos Carax (« Holy Motors », entre autres), le film est bel est bien unique, on ne peut pas lui enlever ça. Même si certaines choses m’ont un peu déplu (comme la quasi absence totale de dialogues ou encore l’ambiance quelque peu malaisante qui se veut de plus en plus grandissante), je ne peux absolument pas affirmer que c’est un mauvais film, je pense que je suis simplement peu réceptive à ce genre de cinéma. Quoiqu’il en soit, l’idée que mon retour au cinéma se fasse avec ce film, un film pour lequel je ne connaissais rien à pars l’acteur principal (et ça me représente tellement de regarder un film pour une seule personne…) et qu’en plus, ce ne fut pas la découverte du siècle (pour ma part), m’amuse beaucoup. Je ne l’oublierai jamais, ça c’est sûr.

(P.-S. : Oui, l’image de couverture de cet article n’a pas grand chose avoir avec son contenu, mais mon amour du cinéma est pour moi indissociable de ma passion pour les films Disney, dont je vous parlerai sans aucun doute une autre fois.)

Que l’on aime lire, regarder des films, des séries, ou même tout autre chose, n’oublions jamais à quel point s’adonner pleinement à un hobby peut faire du bien !

Moïra, qui maintenant a envie de pop-corn

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